triste
oedipe
L'histoire d'Oedipe me paraît proche d'Incendie car dans l'histoire, le fils couche avec sa mère et a des enfants. Ainsi, dans Incendie l'auteur crée un vrai suspens autour de l'identité du père et du fils ce qui ne nous laisse pas imaginer une seule seconde que cela pourrait être la même personne. Lorsque j'avais lu le mythe d'Oedipe j'avais eu la même pression insoutenable et la même impression qu'un destin guidait l'histoire et donc inévitablement la situation se finirait mal.
L'auteur utilise le même procédé scénaristique que dans le sauvage blanc. Cela consiste à raconter deux histoire en même temps mais de les lier fortement pour qu'elles se complétent. Ici, dans le passé, c'était la mère et son amie qui vivaient l'histoire alors que dans le présent les deux enfants cherchaient à comprendre l'histoire de leur mère et par la même occasion retrouver le reste de leur famille. Chaque élément plein de mystère émanant du passé est introduit par un témoignage venant du présent. Pour moi ce procédé est vraiment intéressant car il s'illustre particuliérement bien dans une quête de vérité.
Avant que je saches que le livre était inspiré d'une guerre civile au Liban, j'avais imaginé que c'était le [[génocide]] au Rwanda. On parle de massacres ignobles et d'une guerre civile qui a fait des milliers de morts. L'escalade innarétable du conflit entre les miliciens et les réfugiés ainsi que la torture dans la prison de Kfar Rayat ressemblait un peu à ce que j'avais pu lire dessus. Néanmoins même si ce n'était pas le même endroit on peut quand même y voir des similitudes. Dans chaque guerre civiles certaines éléments reviennent : une grande instabilité politique, de grandes [[inégalités]] et un contexte de crise en l'occurence ici beaucoup de régugiés sont arrivés et il n'ont pas été accueillis par les habitants.
Lorsque je suis arrivé au moment où il parlait de l'envenimement de la situation j'étais très triste car je me disais que si tout le monde avait mis sa haine de côté et avait essayé de comprendre l'autre alors cela aurait peut-être été différent. Dans une situation comme cela où la discussion semble impossible il aurait fallu se rendre compte de son impuissance et faire appel à un tiers, comme l'[[ONU]], pour ramener la sécurité et enlever la violence. Ainsi une discussion aurait pu être permise et une solution adéquate au problème aurait pu être trouvée.
La guerre civile de 1975-1990 qui a éclaté au Liban m'a rappelé un conflit millénaire entre les religions. Mon avis sur la religion est que même si certains y trouvent des bénéfices intérieurs ceux qui en profitent vraiment ce sont les chefs religieux. Ils guident le troupeau et s'en mettent plein les poches en accédant à du pouvoir, de l'argent et de la reconnaissance sociale. Cependant lorsque les religions se méprisent entre elles, il arrive qu'elles décident de s'affronter pour montrer que leur [[foi]] est la plus forte. Cela se base sur l'orgueil des Hommes, incapables de ne pas tout avoir. Leur quête de pouvoir est sans fin, au bout d'un moment ils sont même capables de sacrifier leurs valeurs pour y parvenir. L'exemple du conflit entre les musulmans chiites, sunnites et les chrétiens montre la vérité derrière ces religions basés sur l'Amour et l'acceptation de l'autre. Durant ma courte vie j'ai déjà pu parler avec quelqu'un de fanatique et donc je ne tire pas mon avis de rien. Cette personne place la religion avant la science ce qui de mon point de vue est inenvisageable. Mais nos discussions ensembles ont été passionantes et je comprends un peu mieux les personnes créationistes ou juste fanatique d'une religion. Enfin de mon point de vue d'autres questions se posent : "Est-il légitime de tuer quelqu'un à cause de ce en quoi il croit?", "Est-il légitime de tuer?" ou bien encore "Sommes-nous légitimes d'agir sur la vie des autres?"
Parce que ce livre nous invite à réflechir sur l'importance de nos promesses et les différentes postures que les gens adoptent lors d'une guerre. Incendie est un livre philosophique.
*alinéa* Tout d'abord, Lorsque Nawal et Sawda parlent au médecin et qu'il leur raconte les origines de la guerre entre les réfugiés et les habitants, on comprend que plus personne n'en connaît la cause. Ainsi le médecin ne sait plus la raison première "il y a certainement une raison, mais ma mémoire s'arrête là" (p.61). Cela nous apprend que l'escalade de la guerre va très vite. La plupart des gens se laissent aveugler par la douleur mais on peut tenir si on a une motivation plus forte, comme Nawal.
*alinéa* Nawal a fait une promesse à sa grand-mère, rompre la chaîne de la haine. Ainsi lorqu'elle va avoir toutes les raisons du monde pour se laisser sugmergé, elle va résister comme elle le dit à Sawda "ce jeu d'imbécile se nourrit de la bétise et de la douleur qui t'aveuglent" (p.87). Avec cela, Nawal va réussir à calmer Sawda et l'empêcher d'entrer dans cette spirale infernale.
*alinéa* Ainsi, ce livre montre que dans une guerre la vraie difficulté est de lutter contre soi afin de ne pas se laisser sugmergé par sa colère. Néanmoins si l'on est pas assez fort alors la vengeance s'emparera de nous et nous contribuerons à l'escalade générale des tensions.
J'ai été stupéfié lorsque j'ai compris ce qu'avait enduré la mère. C'était très émouvant de voir qu'elle avait perdu sa meilleure amie, son amant, que son fils était devenu un meurtrier, qu'elle avait été torturée et qu'elle parvenait tout de même à ne pas sombrer dans la tristesse et la mélancolie. Je me suis donc posé la question "Quel peut-être son moteur pour continuer d'avancer dans la vie?" et la réponse on nous la donne, elle voulait se venger de son bourreau car juste après l'avoir fait, elle s'est tue. Néanmoins, et c'est très surprenant, tout au long de sa vie, elle a gardé de la compassion pour son fils et l'a toujours différencié de son bourreau.
Nawal Marwan, personnage central de l'histoire, est vraiment passionante car malgré le fait qu'elle aurait pu se laisser aller à la colère et à la vengeance comme les autres personnes dans le pays, elle a décidé d'apaiser les choses et de lutter de manière claire. Elle a essayé de calmer le besoin de vengeance de Sawda et a plutôt orienter sa lutte par les mots en créant un journal. Néanmoins lorsqu'elle a compris qu'il fallait tuer la personne a la tête de l'organisation elle l'a fait ce qui montre qu'elle était très courageuse et n'avait pas peur des conséquences pour elle.
*Lorsque Jeanne et Simon rentrent dans la cellule de Nihad*
J. Bonjour
Nihad. Salut
Simon. Salut, c'est tout ce que tu trouves à nous rétorquer après tout ce que tu as fait?
Nihad. Tu sais, je ne suis pas désolé de ce que j'ai fait, je l'ai fait c'est tout. Je trouve même une certaine beauté dans votre histoire.
*Simon aggripe Nihad*
Jeanne. Simon! Reste calme! Ce n'est pas ce que notre mère aurait voulu.
Simon. Je n'y peux rien s'il me provoque!
Nihad. Je ne te provoques pas, tu es un peu sensible c'est tout.
*Simon qui ne dépose pas Nihad, serre encore plus fort*
Jeanne. Simon tu ne dois pas laisser la colère et la rancoeur t'envahir! C'est la permière et la dernière fois que nous le verrons alors ne laisse pas des gamineries entacher cette rencontre!
*Simon relache Nihad*
Simon. C'est vrai! Je voulais juste te voir une fois dans ma vie, me faire une idée de qui avait pu être mon père.
Nihad. Et alors? Pas trop déçu?
Simon. Si un peu j'aurais aimé que tu ai un peu de remords après tout ce que tu as fait.
Nihad. Non pas trop, c'est de l'art mais tu ne peux pas comprendre.
*Simon s'en va*
Jeanne. Je suis vraiment désolé de ce qui t'es arrivé. Ça a du être compliqué ta vie, mais je ne t'en veux pas maintenant adieu.
*Jeanne s'en va*
*Nihad lâche une larme*
le tragique
l'épique
Thésée et le Minotaure
Il y a beaucoup de ressemblances entre les deux récits, et il est connu que le mythe de Thésée a été une source d'inspiration pour l'histoire de Tristan et Iseult. Voici quelques points communs entre les deux récits :
La demande de 300 jeunes garçons et filles faites par le Morholt fait écho à la demande du roi Minos qui exigeait au Roi Égée sept jeunes garçons et sept jeunes filles comme sacrifice pour nourrir le Minotaure. On voit donc ici un personnage présenté comme méchant, le Minotaure et le Morholt, chacun exigeant en sacrifice des jeunes garçons et jeunes filles. Les jeunes filles et garçons représentent l'innoncence de l'enfance et donc accentue la cruauté de la demande.
Dans les deux histoires, on voit un jeune héros se lever pour affronter l'antagoniste alors que tous les autres combattants sont trop peureux.
Dans les deux histoires on voit aussi le mécanisme des voiles qui donne lieu à une fin tragique. Cependant, Tristan est trompé volontairement alors que pour Égée c'est un oubli mais les deux meurent de désespoir et de déception.
L'auteur utilise la métaphore de la ronce pour symboliser l'amour de Tristan et Iseult. La ronce semble s'infiltrer partout malgré les barrières imposées. Elle les relie peu importe les contraintes géographiques ou religieuses. On voit qu'elle apparait dans leurs coeurs au moment où ils boivent le breuvage magique et on voit qu'elle apparaît en réalité au moment où ils meurent, elle est utilisée pour relier les deux tombeaux. On peut donc en conclure que leur amour dépasse même la mort.
Durant leur histoire, les deux principales composantes sont l'amour et la mort. Elles sont toutes les deux très liées, l'amour a un sens inconditionnel qui les pousse à prendre tous les risque pendant que la mort plane au-dessus d'eux. La mort représente leur barrière finale, leur plus grande peur : ne plus pouvoir s'aimer. Pourtant, elle ne fait que renforcer leur passion commune, les pousant à vivre ensemble car la vie leur semble très courte. On voit même que leur amour transcende la mort, grâce à la ronce. Pourtant Tristant meurt car l'évènement qu'il craignait le plus est arrivé, Iseut la Blonde ne l'aime plus. Il sait qu'il ne pourra pas vivre sans cet amour, au sens littéral. Iseut arrive sur les lieux et ressent la même chose car elle ne pourra plus aimer Tristan, elle meure sur le coup choquée par cette perspective.
Durant ce récit chevaleresque, les deux amants semble aspirer au stoïcisme. Cette philosophie consiste à contrôler nos émotions et ne pas les subir. On voit ça dans l'idée que les deux amants essayent de réprouver leur amour réciproque. Ils savent que ce serait terrible si ils laissaient tout ce qu'ils ressentent l'un pour l'autre s'exprimer. On voit aussi qu'ils essayent de ne pas se faire de soucis à propos de ce qu'ils ne peuvent pas contrôler. Lorsque Tristan est en exil en Bretagne, il ne sait plus si Iseut l'aime encore et pourtant il ne désespère pas car il sait qu'il n'y peut rien. Cette idée de ne pas penser à ce qu'on ne peut pas contrôler est très présente dans la philosophie stoïciste. Cependant, les deux amants ne parviendront pas aux contrôle de leurs pulsions et seront consumés par leur amour.
Psychologie amour
En psychologie, on considère que l'amour est le sentiment le plus fort existant sur la planète, il régit le monde. Un grand nombre de nos actions sont orientés dans ce but, recevoir de l'amour, de l'amitié, de l'affection. Pourtant on peut distinguer plusieurs types d'amour, l'amour passionel et l'amour compassionel. L'amour passionel correspond à un amour intense avec du désir charnel. L'amour compassionel correspond à l'amour que l'on appelle l'amitié ou l'amour de la famille. Pour Tristan et Iseult il nous est facile de dire qu'ils ressentent de l'amour passionel. Ensuite, on évalue l'amour sur trois critère : l'intimité, l'engagement et la passion. Pour Tristan et Iseult, il y a beaucoup d'engagement et de passion, mais il n'y a pas d'intimité car il n'ont jamais eu vraiment le temps de parler sans crainte. L'amour accompli correspond à un amour avec beaucoup d'engagement, d'intimité et de passion, on y aspire tous, que l'on en soit conscient ou non. Dans le cas de Tristan et Iseult, à la manière de Roméo et Juliette, ils vivent un amour indigent. Donc, on ne peut pas prendre leur histoire comme un exemple ou un idéal à atteindre puisqu'il n'était lui-même pas totalement parfait.
Changement d'oeuvre
Dès le début de l'oeuvre, on nous présente le personnage principal comme rejeté de sa communauté parce qu'elle est orpheline ce qui nous met directement dans une posture empathique vis-à-vis d'elle. Tout le long de l'oeuvre, elle sera valorisée car les personnages qui l'entourent ont une personnalité banale alors qu'elle est courageuse, intelligente et fait montre de capacités physiques hors-normes. Malgré la tentative de l'auteur de la faire passer pour la protagoniste idéale, elle présente quelques défauts. Par exemple, elle déconseille les livres à Wallis, qui est amoureux d'elle, car "Passer ta vie dans d'autres mondes c'est mauvais". Pourtant, l'imagination est quelque chose qui caractèrise l'espèce humaine et vouloir s'en priver ou en priver les autres n'est pas quelque chose de louable.
Dans la bande dessinée, Aster se retrouve dans une guerre indirecte où elle doit défendre les habitants de l'endroit où elle vit durant un match de "mécanique céleste". Malgré le fait que la plupart des habitants la rejettent, elle prend le risque de jouer et de les défendre. De plus, elle fait montre de capacités incroyables sur le terrain et les télé-spectateurs sont admiratifs. On peut voir que l'auteur défend plusieurs causes à travers cette bande dessinée. Tout d'abord, le déplacement des conflits armés sur le sport qui définisse le destin de nations entières. Cela fait terriblement écho à la très récente coupe du monde au Qatar. Pour moi, se battre à travers le sport est tout aussi bête que en vrai car on ne cible pas le vrai problème qui est la paix mondiale. Au lieu d'oeuvrer pour sa sauvegarde, on dédramatise les matchs alors que la victoire ou la défaite de tel pays peut mener à pays entier à détester son voisin comme lors de la défaire France-Argentine où des millions de Français sont descendus dans la rue pour protester. On voit bien que la réalité de ce spectacle morbide semble échapper aux millions de télé-spectateurs qui ont regardé la coupe du monde. En plus de déporter le problème, ces compétitions permettent de déplacer l'attention des populations des réels enjeux sociaux et environnementaux. Comme dit la célèbre citation "Donne au peuple du pain et des jeux, il ne se révoltera pas. Donne lui la peur et l'inconfort, il se baissera pour prendre un pavé au sol". Pour moi l'attention qu'on porte à ces jeux est indécente, mais les jeux en eux-mêmes sont très bien. Durant l'histoire, c'est la victoire finale de l'équipe d'Aster qui provoque la révolution et pourtant l'auteur n'a pas tellement exagéré la réalité.
L'auteur décide que la révolution sera organisée autour d'un personnage central, Aster. Ce qui est plutôt courant dans les mouvements qui ont fait la "révolution" nottament en URSS où Lénine et Staline ont eu droit à un véritble [[culte de la personnalité]]. À la fin du livre, Aster est représentée en en héroïne, elle a même sa statue. Les enfants étudient son histoire et celle de ses amis. Et selon vous, qu'est-ce qui peut unir une civilisation? Ses valeurs, ses lois, ses institutions ? Ce sont son histoire et ses mythes car tout le monde les partage et cela crée une culture commune. On voit ce phénomène chez les Grecs qui étaient divisés au niveau des cité-états mais étaient unis par une culture commune. Cependant, les mythes n'apportent pas que de bonnes choses. Et lorsqu'on sait que l'histoire est écrite par les vainqueurs qui peuvent avoir des interêts à la déformer, on les prends avec des pincettes. Ici, on n'a pas besoin de faire attention car nous vivons littéralement l'action à travers les yeux du narrateur qui est omniscient.
changement d'oeuvre
Dans ce livre, on nous apprend comment à développer un esprit critique face aux informations qui nous bombardent toute la journée. On nous apprend à reconnaître des sophismes, des manipulations de chiffres et bien d'autres choses. Cependant, ce qui a provoqué comme un réveil en moi, c'est sa description des médias. Lorsqu'on prend conscience, que de nombreux médias servent à la [[propagande]] de l'État ou des entreprises, ou des deux, on prend peur. On se rend compte que la plupart des informations qui compromettent le gouvernement ou des entreprises françaises ne sont jamais présentes dans des médias comme CNews, BFMTV, France-info ou encore des médias comme le Figaro ou le Parisien. De là, il est très facile de tomber dans des théories du complot mais pourtant ce complot là est bien réel. Tout ces médias ne sont pas indépendants ni de l'État ni de la personne qui les détient, ils sont aussi sensibles à la publicité et enfin font dans le sensationnalisme. Pourtant, ces médias sont regardés massivement par le peuple et là on rentre dans un lieu très obscur : la propagande de masse mais je n'ai pas la place d'une dissertation donc on va se concentrer sur les alternatives que le livre propose. Le livre étant publié au Canada, il ne propose que des médias locaux, cependant ils conseillent de lire Amnesty International ou Human Rights Watch durant les moments de crise pour s'assurer d'avoir une information épargnée par la propagande gouvernementale. Ils proposent aussi de vérifier si le média est indépendant, de vérifier le camp politique du journaliste et si le média accepte les publicités. Voilà donc un petit aperçu du gouffre de réflexion qu'ouvre ce livre après sa lecture.