*** ``` dataview TABLE length(file.outlinks) AS "Liens sortants", length(file.inlinks) AS "Liens entrants" WHERE file.path = this.file.path ``` ## Concepts importants Défaillance de marché : situation où un bien est produit ou consommé en quantité insuffisante ou excessive par rapport à ce qui serait souhaitable. Un marché est défaillant en présence : ▶ De biens collectifs (non-excluables) ▶ D’externalités ▶ D’asymétries d’information. types de biens bien rival = s'il ne peut pas être consommé intégralement par deux personnes à la fois bien excluable = on ne peut pas empêcher une autre personne de consommer ce bien bien privé = bien excluable et rival ex : t-shirts bien commun = bien non excluable et rival ex : eau, pêche bien de club = bien excluable et non rival ex : wifi bien public = bien non excluable et non rival ex : éclairage public, connaissances scientifiques bien public Propriétés : non rivaux, non excluables. « Gratuits » pour les consommateurs, mais pas pour les producteurs. ▶ Attention à ne pas confondre biens publics et services publics (ou biens fournis par l’Etat) ! ▶ L’Etat fournit des biens privés (La Poste). ▶ Le secteur privé pourrait techniquement produire des biens publics. ▶ Problème des biens publics : sous-provision par le secteur privé → voir les résultats du jeu. **solutions au problème du bien public** Fourniture publique : L'État finance le bien public par l'impôt (participation obligatoire des citoyens). Les services publics peuvent alors le produire = production directe Ou le déléguer à des acteurs privés = production déléguée On peut aussi utiliser des mécanismes du marché Que ce soit des sanctions sociales contre ceux qui ne participent pas Des incitations sélectives pour les contributeurs Intervention publique non obligatoire pour faciliter ces mécanismes : Rendre publiques les contributions individuelles (ex : consommation énergétique, dons, etc.) Plus les actions des contributeurs et non-contributeurs sont valorisées, punies, plus ils s'engagent [[La tragédie des biens communs|tragédie des communs]] on peut établir un droit de propriété pour l'éviter (agents privés, État ou communautés locales) [[Gouverner les communs]] Résultats clés d’une série d’expériences de jeu de ressource commune en petits groupes : ▶ Sans communication : comportements proches de l’équilibre de Nash, surexploitation de la ressource. ▶ **Avec communication : amélioration nette de la coopération**. ▶ Institution de sanction imposée : usage des sanctions, mais coopération peu améliorée. ▶ Choix collectif des règles (endogène) : forte amélioration de la coopération lorsque les participants choisissent eux-mêmes les règles (sanction ou non). Okay donc, pour une bonne gestion communautaire, il faut de la communication et une conception collective des règles. [[externalité]] impact de l’activité d’un agent sur le bien-être d’un autre agent, sans qu’aucune des deux parties ne paye ou ne perçoive de compensation. Pour diminuer les externalités négatives, on peut estimer son impact monétaire et le rajouter dans les coûts de production. Cela permet de faire baisser la quantité produite Exemple pour les 4x4 coût marginal externe = production de CO2 coût marginal privé = le coût marginal de base du producteur on va juste rajouter le coût marginal externe au coût marginal privé Cela va engendrer une perte sèche et une réduction de la production excessive Trois façon de résoudre les externalités négatives par les pouvoirs publics : 1. Intervention sur les **coûts** : la réglementation directe, ex. interdiction stricte d’utiliser certains produits ou procédés polluants 2. Intervention sur les **prix** : la taxation (« internalisation des externalités »), ex. la taxe carbone 3. Intervention sur les **quantités** : les quotas, ex. les marchés du carbone **réglementer, taxer, mettre des quotas** taxe pigouvienne sur les producteurs C'est ce que j'avais dit par rapport à monétariser l'externalité négative pour la faire peser sur le producteur et ainsi hausser les prix et baisser les quantités échangées Cependant, il est parfois difficile d'estimer le coût d'une externalité (voir : [[La monétarisation de la nature est-elle un levier efficace pour sa conservation ?]] ) taxe pigouvienne sur les consos : la même chose mais en jouant sur la demande Taxe pigouvienne sur les producteurs en présence d’une demande inélastique : dans un cas comme celui-là, la taxe est alors supportée par les consommateurs Difficultés à fixer le montant de la taxe : 1. Calculer directement le **coût social du carbone** : exprimer en unités monétaires le montant des dommages infligés par chaque tonne de CO2 à l’[[environnement]]. 1. ▶ Coûts marchands : agriculture, tourisme... 2. ▶ Coûts non marchands : biodiversité (plus compliqué !) 2. Fixer une cible (ex. 2°C) en termes de limitations des émissions de GES ; calculer le montant que devrait avoir la taxe pour atteindre cette cible. Mais pour calculer les coûts il existe différentes méthodes qui aboutissent à des résultats très différents donc attention. système de quota carbone pour le marché de l'union européenne Les autorités publiques attribuent aux firmes un nombre de « quotas » (t. CO2/an) à ne pas dépasser. **Les entreprises n’ayant pas consommé tous leurs quotas peuvent les revendre à d’autres.** Les quotas sont donc limités mais échangeables. Mécanisme de marché complémentaire à la simple réglementation → incitations à poursuivre la réduction des émissions au-delà de la cible ; marge de manoeuvre pour les industries stratégiques. Les entreprises ont intérêt à baisser leurs utilisations de quota au minimum pour baisser leurs coûts de production et être plus compétitive mais le niveau de prix du quota carbone est grave faible actuellement asymétrie d'informations : Mais souvent, une des deux parties dispose d’informations que l’autre n’a pas (ou qu’elle ne peut pas communiquer de façon crédible à l’autre). L’asymétrie peut porter sur : ▶ Des caractéristiques inobservables (avant échange) → anti-sélection. ▶Des comportements inobservables (après échange) → aléa moral. Dans des cas comme cela, l'intervention de l'État est souvent nécessaire Ex du marché des voitures (y'a des bonnes et des mauvaises voitures, les acheteurs sont prêts à débourser un prix différent en fonction de la qualité) Mais s'ils ne parviennent pas à savoir lesquelles sont les bonnes et lesquelles sont les mauvaises, ils risquent de payer très cher pour une mauvaise voiture car le prix d'équilibre sera bcp + élevé Si seuls les vendeurs connaissent la qualité des voitures, les acheteurs refusent d’acheter à plus de 600 euros. Le prix de réservation des acheteurs est alors trop faible pour les vendeurs de bonnes voitures : ils se retirent du marché. Seules les mauvaises voitures sont échangées → antisélection (= sélection adverse). sélection adverse / antisélection= une partie du marché connaît mieux la qualité du bien ou du service que l’autre, et cela conduit souvent les “bons” produits ou les bons profils à sortir du marché exemple aussi dans les systèmes d'assurances santé où les personnes qui risquent peu sont obligées de sortir du marché car le prix d'équilibre est trop élevé, cela fait augmenter alors le prix d'équilibre jusqu'à ce qu'au final plus personne ne puisse souscrire à une assurance Solutions à l'antisélection : 1. Mécanismes de marché ▶ Signal coûteux : ex. contrôle technique pour les voitures ; garanties ; marques. 2. Interventions de la puissance publique : ▶ Pour les assurances : obligation de souscrire à une assurance santé, une assurance logement, une assurance automobile, etc. 3. Combinaison des deux mécanismes ▶ Exemple : certification bio ; diplômes. Sur le marché du travail, les producteurs ne connaissent pas les compétences de ceux qu'ils cherchent à recruter signal : le niveau de diplôme difficile à imiter pour les moins compétents Les recrues vont alors essayer de s'investir dans un diplôme si cet avantage relatif leur rapporte + en terme de revenu Les coûts pour se signaler sont une perte sèche pour la société par rapport à une situation d'information parfaite sheepskin effect = effet de la peau mouton mdrr malgré des différences de compétences proches entre quelqu'un qui a eu son bac à 10 et quelqu'un qui l'a eu à 9.9, avoir le diplôme rapporte généralement beaucoup plus On gagne + en ayant un diplôme à niveau de compétences égal Le diplôme est-il alors plutôt un signal ou un véritable capital humain (compétences) aléa moral = aléa de moralité **propension à prendre des risques excessifs si on a pas à en supporter les coûts** ex : on prend le risque de mourir dans les jeux si on sait qu'on peut revivre sans aucun coût Les cas extrêmes ce sont ceux qui ne prennent même plus en compte l'incitation à ne pas mourir Plus généralement = situation d’échange où une des parties est imparfaitement informée sur le comportement de l’autre, ce qui peut affecter ses propres gains. ex : les employés qui branlent rien au travail parce que leur patron ne le sait pas (aura) solution = + les payer