### Chapitre 1 ils permettent de comprendre que les effets de la crise de 1929 ont favorisé un repli des États-Unis sur eux-mêmes. On va me demander de faire un plan causes - faits - conséquences crise du 24 octobre 1929, jeudi noir. crise financière qui se transforme en crise économique. Président Hoover hérite de la crise mais il perd finalement face à roosevelt en novembre 1932 Leurs politiques sont très différentes car Hoover rappatrie les fonds américains en Allemagne ce qui internationalise la crise et est considéré comme un facteur responsable de la montée du nazisme en appauvrissant l'Allemagne. Roose On peut se demander comment la situation créée aux US par la crise de 29 les pousse à l'isolationnisme ? document 1 : auteur : Franklin Delano Roosevelt date : 4 mars 1933, traditionnelle investiture des présidents jusque dans les années 30 après ça deviendra le 20 janvier. contexte : discours d'investiture du 4 mars 1933. Début de la politique du New Deal. Sens du document : - Il veut faire baisser le chômage et n'hésitera pas à employer des moyens de "guerre" pour le faire - Il veut permettre l'exploitation des ressources naturelles et la réalisation de grands projets grâce à cette main d'oeuvre - Veut mettre en place un État-providence centralisant les caisses de secours - Souhaite planifier l'économie - Veut réformer la bourse et mettre fin à la spéculation - Dit qu'il doit d'abord se concentrer sur son pays avant de remettre en route le commerce international doc 2 : caricature représentant les États-Unis qui lisent un livre en 1935 pour apprendre à être neutre : - Il y a des papiers devant lui avec une plume pour écrire comme si c'était des traités - Grande concentration des US pour être neutre - journal démocrate donc critique au sein du parti ? - Les US en quête d'un idéal noble ou dénoncé ? Le but c'est de comprendre comment les conséquences de la crise de 29 pousse les US à adopter une posture isolationniste doc 1 : L'objectif prioritaire : *"remettre les gens au travail"*. La lutte contre le chômage est la priorité en effet, 25% des gens sont au chômage en 1933. *"sagesse"* : il fait référence à la débacle de son prédécesseur : Hoover et au fait que lui est entouré de scientifiques "Brain Trust" *"recrutement direct du gouvernement"* : Le gouvernement va énormément embaucher de gens lors de sa politique budgétaire de relance pour augmenter la Demande et la consommation *"urgence d'une guerre"* : il ne prend pas le problème à la légère et compare cela aux mesures prises lors de la Première Guerre Mondiale *"grâce à ces emplois, les grands projets dont nous avons besoin pour stimuler et réorganiser l’utilisation de nos immenses ressources naturelles*" : il veut faire de cet événement un moyen de développement économique pour les US ce qui renforce ce sentiment isolationniste, "il faut qu'on s'en sorte plus fort qu'avant" "*d’élever les valeurs des produits agricoles, et en conséquence le pouvoir d’acheter les productions de nos villes*" L'État va acheter la production, c'est de l'interventionnisme, cela va à contre-courant des politiques de laisser-faire de Coolidge responsables de la crise. Hoover et ses politiques aussi étaient interventionnistes mais elles ont contribué à renforcer la crise. *"unification des activités de secours qui aujourd’hui sont souvent éparpillées, peu économiques et inégales"* Roosevelt souhaite unifier les différentes caisses d'assurances au sein d'une seule institution. *"planification nationale"* Interventionnisme étatique *"supervision de toutes les formes de transports et de communications ainsi que d’autres équipements qui ont définitivement un caractère public."* renforcement de la présence de l'État dans les services publics pour veiller à ce que la production se passe bien *"Il y a de nombreuses manières de la soutenir, mais se contenter d’en parler n’en fera jamais partie."* Critique indirectement Hoover.  Il critique de façon générale l’inaction et l’immobilisme politiques, incarnés par la politique de rigueur du gouvernement sortant, mais sans interpeller explicitement Hoover par cette formule. Se place en opposition avec sa politique volontariste et interventionniste du New Deal. *"les maux du passé."* conscient que la crise vient des manquements du système bancaire qui a laissé les consommateurs acheter à crédit sans garantie ce qui a finit par créer des bulles spéculatives qui ont explosé. Les investisseurs ont aussi profité de l'abondance économique due à la surproduction industrielle et ont aussi participé à la spéculation. Roosevelt souhaite donc stopper tout ça. *"Il faut mettre fin à la spéculation qui se sert de l’argent d’autrui et il faut prendre des dispositions pour une monnaie solide"* il ajoute un aspect moral à la spéculation en la condamnant. Il souhaite renforcer la valeur du dollar qui s'est effondrée avec la crise. *"de réaliser les choses importantes d’abord. Je n’épargnerai aucun effort pour rétablir le commerce mondial par des réajustements internationaux, mais l’urgence dans mon pays ne peut pas attendre."* America First comme on dit. Roosevelt est conscient du problème que représente l'effondrement du commerce international mais il souhaite d'abord redresser son pays. Les politiques de Hoover ont participé à répandre la crise en Europe ex : France 1932. Le message de Roosevelt est donc qu'il est conscient de la situation mais qu'il ne s'en occupera que dans un second temps. Cela créera de la défiance vis-à-vis des US en Allemagne par exemple. *"How to be neutral"* : les US ne veulent pas s'enliser dans des conflits parce que leur situation n'est pas encore bonne. Ils estiment que les européens doivent gérer leurs affaires entre eux et que les US ne sont pas concernés. Ils vont alors signer 4 lois de neutralité (1935-1936-1937-1939) pour successivement ne pas s'engager dans la Guerre d'Espagne, la 2nd Guerre Mondiale *"1935"* : c'est la date de la première loi de neutralité qui décide que les US ne s'engageront pas dans la guerre d'Espagne. *"La sueur et le très gros livre"* : Les US tentent d'adopter une position qui n'est pas tenable. Ils galèrent donc bien salement. *"journal démocrate"* : Même si Roosevelt est un démocrate, il semble qu'il y ait des personnes en désaccord avec sa politique internationale au sein même de son parti. De nombreuses personnes au sein du parti veulent soutenir les Républicains espagnols par exemple. Il y a aussi une grande solidarité internationale avec la révolution communiste et anarchiste d'Espagne mais elle est plus présente au sein de la classe ouvrière. En somme la position est très critiquée. Une autre interprétation ça pourrait être que les US doivent apprendre à être neutres parce que leur implication à l'internationale les a desservi. la lampe symbolise la raison #### Plan personnel : Causes de la crise de 29 A - la spéculation en bourse, la surproduction *"les maux du passé."* conscient que la crise vient des manquements du système bancaire qui a laissé les consommateurs acheter à crédit sans garantie ce qui a finit par créer des bulles spéculatives qui ont explosé. Les investisseurs ont aussi profité de l'abondance économique due à la surproduction industrielle et ont aussi participé à la spéculation. Roosevelt souhaite donc stopper tout ça. On est passé d'une crise financière à une crise économique B - la tentative de redressement ratée des US *"Il faut mettre fin à la spéculation qui se sert de l’argent d’autrui et il faut prendre des dispositions pour une monnaie solide"* il ajoute un aspect moral à la spéculation en la condamnant. Il souhaite renforcer la valeur du dollar qui s'est effondrée avec la crise. Le dollar s'est effondré parce qu'Hoover a rapatrié les fonds américains en Europe ce qui internationalise la crise et est considéré comme un facteur responsable de la montée du nazisme en appauvrissant l'Allemagne par exemple. mesures protectionnistes qui font monter les prix aux US et donc contribue à l'augmentation du chômage II - Les faits de la crise de 29 A - montée du chômage et de l'inflation L'objectif prioritaire : *"remettre les gens au travail"*. La lutte contre le chômage est la priorité en effet, 25% des gens sont au chômage en 1933. "*d’élever les valeurs des produits agricoles*" Les agriculteurs ne parviennent plus à produire car personne n'achète puisque tout le monde est au chômage -> Surproduction. Beaucoup doivent s'exiler. Il y a aussi de grandes tempêtes de sables qui ravagent la production. Les gens n'ont plus à manger, doivent se reposer sur les soupes populaires. pauvreté, famine, montée des bidonvilles B - la faillite du système bancaire *"Il faut mettre fin à la spéculation qui se sert de l’argent d’autrui et il faut prendre des dispositions pour une monnaie solide"* il ajoute un aspect moral à la spéculation en la condamnant. Il souhaite renforcer la valeur du dollar qui s'est effondrée avec la crise. Les gens n'ont plus confiance dans les banques donc ils n'investissent plus Des milliers de banques ferment leurs portes jusqu'en 1933 L'économie mondiale s'effondre car les pays ont mis en place des mesures protectionnistes qui font que les produits exportés sont trop chers. On a cet exemple de l'exportation de café en Amérique Latine qui baisse énormément et les gens se retrouvent avec des stocks immenses de café sans trop savoir quoi en faire. III - Isolationnisme et interventionnisme des US A - Politique du New Deal *"sagesse"* : il fait référence à la débacle de son prédécesseur : Hoover et au fait que lui est entouré de scientifiques "Brain Trust" *"recrutement direct du gouvernement"* : Le gouvernement va énormément embaucher de gens lors de sa politique budgétaire de relance pour augmenter la Demande et la consommation *"urgence d'une guerre"* : il ne prend pas le problème à la légère et compare cela aux mesures prises lors de la Première Guerre Mondiale *"grâce à ces emplois, les grands projets dont nous avons besoin pour stimuler et réorganiser l’utilisation de nos immenses ressources naturelles*" : il veut faire de cet événement un moyen de développement économique pour les US ce qui renforce ce sentiment isolationniste, "il faut qu'on s'en sorte plus fort qu'avant" "*d’élever les valeurs des produits agricoles, et en conséquence le pouvoir d’acheter les productions de nos villes*" L'État va acheter la production, c'est de l'interventionnisme, cela va à contre-courant des politiques de laisser-faire de Coolidge responsables de la crise. Hoover et ses politiques aussi étaient interventionnistes mais elles ont contribué à renforcer la crise. *"unification des activités de secours qui aujourd’hui sont souvent éparpillées, peu économiques et inégales"* Roosevelt souhaite unifier les différentes caisses d'assurances au sein d'une seule institution. *"planification nationale"* Interventionnisme étatique *"supervision de toutes les formes de transports et de communications ainsi que d’autres équipements qui ont définitivement un caractère public."* renforcement de la présence de l'État dans les services publics pour veiller à ce que la production se passe bien B - lois de neutralité *"How to be neutral"* : les US ne veulent pas s'enliser dans des conflits parce que leur situation n'est pas encore bonne. Ils estiment que les européens doivent gérer leurs affaires entre eux et que les US ne sont pas concernés. Ils vont alors signer 4 lois de neutralité (1935-1936-1937-1939) pour successivement ne pas s'engager dans la Guerre d'Espagne, la 2nd Guerre Mondiale *"1935"* : c'est la date de la première loi de neutralité qui décide que les US ne s'engageront pas dans la guerre d'Espagne. *"La sueur et le très gros livre"* : Les US tentent d'adopter une position qui n'est pas tenable. Ils galèrent donc bien salement. *"journal démocrate"* : Même si Roosevelt est un démocrate, il semble qu'il y ait des personnes en désaccord avec sa politique internationale au sein même de son parti. De nombreuses personnes au sein du parti veulent soutenir les Républicains espagnols par exemple. Il y a aussi une grande solidarité internationale avec la révolution communiste et anarchiste d'Espagne mais elle est plus présente au sein de la classe ouvrière. En somme la position est très critiquée. Une autre interprétation ça pourrait être que les US doivent apprendre à être neutres parce que leur implication à l'internationale les a desservi. la lampe symbolise la raison #### Correction de Perplexity I. Les origines et la brutalité de la crise de 1929 : un choc systémique **A. Les causes structurelles : spéculation, surproduction et dérives bancaires** - La spéculation boursière et la surproduction industrielle ont fragilisé l’économie américaine : « les maux du passé » renvoient aux « manquements du système bancaire qui a laissé les consommateurs acheter à crédit sans garantie », créant « des bulles spéculatives qui ont explosé » - La prospérité reposait sur le crédit et la confiance, vite ébranlés par le krach : « la crise s’explique, d’une part, par la spéculation excessive autour des valeurs, trop souvent surévaluées » **B. De la crise financière à la crise économique et sociale** - Le krach de 1929 entraîne la ruine de milliers d’épargnants et la faillite de nombreuses banques : « la faillite des banques, qui étaient à court d’argent, et la ruine de milliers d’épargnants » - La crise s’étend à toute l’économie : « l’effondrement des prix, l’accumulation des stocks invendables et le manque de liquidités placèrent un grand nombre d’entreprises dans une situation difficile qui les contraignit à licencier leurs employés » - Explosion du chômage : « 25% des gens sont au chômage en 1933 » ; « 13 millions de personnes en 1932 - 25% de la population active - se retrouvent au chômage dans une situation misérable »[2](https://www.medarus.org/NM/NMTextes/nm_05_01_1929_crack.htm). II. La priorité au redressement national : interventionnisme et recentrage sur l’intérieur **A. L’échec des politiques de Hoover et la rupture du New Deal** - Les mesures d’Hoover sont jugées inefficaces, renforçant la défiance : « l’administration républicaine alors au pouvoir, dirigée par le bon technicien qu'est le président Herbert C. Hoover, prend des mesures d'urgence, parfois en usant de la répression, tout en demeurant persuadée que "la prospérité est au coin de la rue" » - Roosevelt affirme la nécessité d’une politique volontariste : « Il faut mettre fin à la spéculation qui se sert de l’argent d’autrui et il faut prendre des dispositions pour une monnaie solide » ; il ajoute un aspect moral à la spéculation et souhaite « renforcer la valeur du dollar qui s'est effondrée avec la crise ». - Le New Deal vise à « remettre les gens au travail » par le « recrutement direct du gouvernement » et la mise en œuvre de grands projets : « grâce à ces emplois, les grands projets dont nous avons besoin pour stimuler et réorganiser l’utilisation de nos immenses ressources naturelles ». - Centralisation des secours et planification : « unification des activités de secours qui aujourd’hui sont souvent éparpillées, peu économiques et inégales », « planification nationale », « supervision de toutes les formes de transports et de communications ». - Roosevelt affirme la primauté de la reconstruction intérieure : « l’urgence dans mon pays ne peut pas attendre ». **B. Protectionnisme et recentrage économique** - Les États-Unis relèvent leurs barrières douanières et rapatrient leurs capitaux : « Les États-Unis relèvent alors leurs barrières douanières et rapatrient leurs capitaux. Ce retour des fonds américains emporte les Européens, et surtout les Allemands, dans la crise » - Le protectionnisme aggrave la crise mondiale et isole encore davantage les États-Unis. III. Le repli sur soi sur la scène internationale : l’isolationnisme comme doctrine **A. Les États-Unis refusent de s’engager dans les conflits internationaux** - La caricature « How to be neutral » illustre la volonté américaine d’apprendre la neutralité et de ne pas s’impliquer dans les affaires européennes. - Signature des lois de neutralité (1935-1939) pour éviter toute implication dans la guerre d’Espagne ou la Seconde Guerre mondiale : « 1935 : c'est la date de la première loi de neutralité qui décide que les US ne s'engageront pas dans la guerre d'Espagne ». - Cette posture est critiquée au sein même du parti démocrate et de la société américaine, mais elle s’impose par pragmatisme. **B. L’isolationnisme comme conséquence directe de la crise** - La priorité donnée à la reconstruction nationale et la méfiance vis-à-vis des engagements extérieurs : « je n’épargnerai aucun effort pour rétablir le commerce mondial par des réajustements internationaux, mais l’urgence dans mon pays ne peut pas attendre ». - L’isolationnisme est renforcé par la conviction que l’implication internationale a desservi les États-Unis : « les US doivent apprendre à être neutres parce que leur implication à l’internationale les a desservi ». Conclusion Les documents montrent que l’ampleur de la crise de 1929 a poussé les États-Unis à se replier sur eux-mêmes, à travers une priorité donnée à la reconstruction intérieure, un interventionnisme économique inédit, et une neutralité affirmée sur la scène internationale. Ce repli s’explique par la gravité de la crise et la volonté de ne pas répéter les erreurs du passé, comme l’illustre la politique du New Deal et la signature des lois de neutralité. #### correction de Science Po Les deux documents proposés évoquent la volonté des gouvernants américains, suite à la crise de 1929, de donner la priorité d’abord à leur propre pays, même si cela va à l’encontre des idéaux du nouveau président élu F.Delanno Roosevelt en 1933. Le premier document est le discours d’investiture de ce dernier sur la place du capitole à Washington D.C. Il s’adresse ici au peuple américain afin de lui présenter son nouveau programme le New Deal et le convaincre que par son action volontariste il peut redonner confiance aux Américains dans l’avenir. Élu en novembre 1932, Franklin D.Roosevelt se place dans l’héritage du président Woodrow Wilson mais la crise de 1929 le contraint à mettre entre parenthèses sa volonté d’engager les États-Unis dans le reste du monde tant l’opinion publique mais aussi le Sénat sont marqués par l’isolationnisme. Il met en place une fois élu son programme le New Deal et jette ainsi les bases d’un État providence, véritable rupture avec le traditionnel libéralisme américain marqué par le laissez-faire en économie ce qui lui a permis de remporter les élections devant le président Hoover. Le second document est une caricature qui vise à montrer l’oncle Sam en train de lire un manuel intitulé « Comment rester neutre ». Cette caricature, extraite du journal démocrate The Philadephia Inquirer, entend ainsi interroger les lecteurs sur le bienfondé des lois de neutralité votées en 1935 portées par le Congrès américain au grand désarroi du président Franklin Delano Roosevelt. Ces lois interdisent la vente d’armes et de matériel militaire à d’autres pays afin d’éviter que les États-Unis ne se retrouvent engagés dans un conflit qui ne les concerne pas et illustrent le renforcement de cette politique isolationniste alors que les tensions montent non seulement en Asie mais aussi en Europe Les deux documents permettent ainsi de comprendre que la crise de 1929 a favorisé une politique de repli économique et isolationniste aux États-Unis au début des années 1930. En quoi le contexte économique et international a favorisé cette politique de repli sur soi allant à l’encontre même des idéaux défendus par le nouveau président américain élu ? Si la priorité est donnée aux États-Unis dans une logique de repli sur soi (I), Roosevelt ne parvient pas à imposer totalement une rupture dans la politique américaine dans un contexte de crises (II). Pour le document 1 : • Impact de la crise de 1929 aux États-Unis • La rupture du New Deal, un nouvel interventionnisme d’État Pour le document 2 : • Neutrality acts de 1935 • Echec de la SDN et montée des tensions en Europe et en Asie #### conclusion : échec parce que j'ai pas assez de connaissances notamment sur les neutrality acts et que j'ai voulu faire un plan restituant mon cours. C'était subtil mais je crois que je n'ai pas assez pris le temps sur le sujet en lui-même. On me demandait de me concentrer sur les effets de la crise de 29 et même s'il fallait nécessairement expliquer d'où ils venaient, il n'y avait pas de parties entières à y consacrer. ### chapitre 2 Après avoir lu et analysé les documents, vous montrerez en quoi ils permettent de comprendre que la *terreur* est un élément au cœur de la *gouvernance* des *régimes totalitaires*. 3 mots importants : - terreur = mécanisme d'oppression utilisé par un régime politique pour créer un climat de peur constant. Il peut s'appuyer sur des moyens légaux, militaires, policiers et s'insérer dans le quotidien (ex : les dénonciations). Il permet au régime de contrôler sa population et de conserver le pouvoir - gouvernance = c'est la façon de gouverner, c'est ce qui caractérise un régime - régimes totalitaires = Italie, URSS, All. On peut ainsi se demander comment les régimes totalitaires utilisent la terreur pour conserver le pouvoir dans quels buts les régimes totalitaires utilisent la terreur doc 1 : auteur = Mironov, chef du NKVD pour la région de Sibérie occidentale de retour de Moscou en vue d’appliquer l’ordre n°OO447 qui vise à réprimer « les ex-koulaks criminels et autres éléments antisoviétiques » date = 25 juillet 1937 à qui il s'adresse = chefs de district du NKVD. C'est donc une transmission d'ordre. contexte = la Grande Terreur de 1936 à 1938 - le chef de la police secrète soviétique donne les directives à ses subordonnés pour lutter contre les contre-révolutionnaires (tous les opposants au régime, en l'occurance les koulak) - il fait tout pour brouiller la chef de commandement pour que les responsabilités ne puissent pas être établies - il faut brouiller les pistes, ne pas tout déclarer. - Il compte ainsi éviter que cela ne devienne un lieu de recueillement pour les contre-révolutionnaires doc 2 : auteur = magazine nazi Illustrierter Beobachter date = 3 décembre 1936 à qui il s'adresse = propagande à destination de la population allemande contexte = Arrivée au pouvoir de Hitler le 30 janvier 1933, création de Dachau en 1933 pour y déporter les opposants d'extrême-gauche. - on voit des déportés au crane rasé, en habits blancs avec des signes distinctifs au dos - on voit un officier nazi et un soldat qui les surveille et leur donne des ordres - la couverture présente une svatiska, symbole nazi. La presse est forcément pro-nazi sinon elle s'est faite censurer. def de certains mots ou événements Grande Terreur : période allant de 1936 à 1938 où l'URSS procède à de grandes purges au sein du pays. Grosses purges au sein du PCUS et de l'Armée Rouge. Les koulaks sont aussi ciblés. au moins 650 000 personnes tuées et entre 1 et 2 millions de personnes déportées. Koulaks = propriétaire terrien. Les soviétiques estiment que la paysannerie est une classe réactionnaire car elle possède de la propriété privée et lors d'une révolution, elle se rangera derrière les bourgeois qui défende la propriété privée. Donc, sont assimilés tous les paysans qui s'opposent à la collectivisation des terres. Ils sont vus comme des contre-révolutionnaires et sont déportés ou tués. NKVD = c'est la police politique d'URSS. Elle permet d'instaurer la terreur car elle tue et déporte sans prévenir. Les procès sont faux, ils appliquent le principe de présumé coupable. Ce sont eux qui vont exécuter les ordres de Staline lors de la Grande Terreur. Son fonctionnement est très centralisé et les chefs locaux sont incités à dépasser les ordres et les quotas de morts imposés. Dépasser les quotas permet d'éviter d'être considéré comme un traître. Staline = dirigeant soviétique depuis 1924. Il consolide progressivement son pouvoir en éliminant tous ses opposants, notamment les trotskistes. La Grande Purge va être un moyen pour lui d'éliminer les vétérans de la Révolution russe. camp de Dachau = contrôlé par la SS et en dehors de toute règle de droit. Devient un outil de terreur. En quoi la terreur permet-elle de consolider l'idéologie des régimes totalitaires I - La terreur comme outil de répression A - Tuer ou déporter les opposants politiques B - Instaurer un climat de peur constant pour le reste de la population II - Mais aussi comme outil de transformation des structures étatiques B - Abolir l'État de droit A - Centraliser le pouvoir Figure du chef centrale bénéficie de cette Terreur. Staline dirige le NKVD Hitler dirige à travers Himmler la SS Notre quota en première catégorie est de 11 000 Vous pouvez bien sûr en avoir même 15000, je ne vous limiterai pas réseaux clandestins organisés koulak contre-révolution organisée contre-révolutionnaire de la cléricaille Les délais de garde à vue dans les cellules d’incarcération provisoire n’ont plus de limite Inutile d’organiser des confrontations, convoquez deux-trois témoins, inutile de les confronter avec l’accusé. réprimer « les ex-koulaks criminels et autres éléments antisoviétiques secret d’État vous devrez les faire disparaître de votre tête Les listes des éléments arrêtés, vous ne les montrerez au Procureur qu’après la fin de l’opération et vous ne mentionnerez jamais la catégorie attribuée Trouver un lieu pour les exécutions et un lieu pour les inhumations. Si l’on enterre les cadavres dans un bois, il faut au préalable découper la mousse, puis en recouvrir la terre fraîchement retournée pour masquer le lieu Notre appareil même ne doit absolument pas savoir de retour de Moscou en vue d’appliquer l’ordre n°OO447 #### correction de la prépa Intro Accroche qui permet d’amener le sujet] La terreur, ressort de l’État totalitaire selon H. Arendt (Sur les origines du totalitarisme, 1951), joue un rôle clé dans la transformation totalitaire des États. [Présentation et contextualisation des documents] Les deux documents proposés évoquent cette terreur propre au fonctionnement des États totalitaires. Le doc 1 est une note écrite du responsable locale de la police politique soviétique, le NKVD, de Sibérie occidentale, datée de juillet 1937 qui correspond au début de la période de la « grande terreur » en URSS. Cette note, destinée à rester secrète, vise à organiser une opération massive de répression contre les koulaks mais aussi toutes les catégories de populations jugées antisoviétiques (« criminel ») et à favoriser le zèle des représentants locaux du NKVD. Le doc 2 est une photographie qui fait la couverture d’un magazine de propagande nazie l’Illustrierter Beobachter daté de décembre 1936. Depuis 1934, les opérations de répression se sont multipliées et l’aspect totalitaire du régime s’est intensifié dans cette Allemagne nazie. Les structures de l’État allemand sont vidées de leur contenu au profit de structures contrôlées par le parti nazi à l’image du camp de concentration de Dachau crée dès 1933, contrôlé par la SS. Ce camp a d’abord pour objectif d’y enfermer les opposants politiques au régime et devient un véritable outil de terreur. [Les enjeux du sujet] Les deux documents permettent ainsi de rentrer dans les mécanismes de cette terreur organisée qui visent des catégories de population considérées comme nuisibles et hostiles à l’idéologie prônée par ces deux régimes et qui s’accompagne d’un totalitarisme renforcé. [La problématique] Il s’agira de montrer en quoi la terreur illustre la transformation totalitaire des régimes au service d’une idéologie. [Annonce du plan]. Nous verrons ainsi d’une part que la terreur vise à écarter ou à éliminer ceux considérés comme hostiles ou incompatibles avec l’idéologie et son application dans les régimes totalitaires puis que cette terreur est au service de la transformation totalitaire des États. Pour la conclusion, envisager sa rédaction complète est ambitieux à la vue du temps déjà écoulé, vous pouvez donc mettre quelques éléments en vue de rédiger celle-ci probablement dans les dernières minutes : - Vous devez revenir sur la problématique et montrer que vous y avez répondu : Dans les régimes totalitaires la terreur sert d’une part à maintenir l’orthodoxie doctrinale et à traquer les dissidents, et d’autre part à préserver la communauté nationale de ceux que le parti et son chef définissent comme des ennemis : koulaks, ceux considérés comme « criminels », opposants politiques et avec cette particularité dans le régime nazi d’une définition raciale de la communauté nationale. D’autre part, elle favorise la construction d’un État totalitaire à travers des structures relevant de l’autorité du parti et surtout du chef tout laissant une large autonomie dans l’application de cette terreur. - L’ouverture, peut-être la plus judicieuse, est la comparaison avec l’Italie fasciste parfois considérée comme un régime totalitaire incomplet en raison d’une logique de terreur moindre même si la conquête de l’Éthiopie et le rapprochement avec l’Allemagne nazie à partir de 1936 montrent des formes de renforcement de cet aspect totalitaire pour l’Italie I- La terreur vise à écarter ou à éliminer ceux considérés comme hostiles ou incompatibles avec l’idéologie et son application dans les régimes totalitaires 1- Cette terreur vise des catégories de population comme hostiles et nuisibles à l’idéologie portée par ces régimes totalitaires Cette idée permettra d’évoquer les koulaks et ceux considérés comme « criminels » en URSS (doc 1) et les opposants politiques et autres catégories (doc 2) en Allemagne nazie. 2- Ces régimes totalitaires se dotent de moyens de répression communs Cette idée permettra d’évoquer à la fois les polices politiques présentes dans les deux documents (le NKVD, la SS) mais aussi le système concentrationnaire déjà bien développé en URSS (le goulag, doc 2) et le développement de ce système avec le camp de Dachau (doc 2) en Allemagne nazie. II- La terreur est au service de la transformation totalitaire des États 1- Cette transformation totalitaire passe par une rupture avec le cadre légal et le droit Cette idée permet d’évoquer les violences (doc 2), les exécutions sommaires (doc 1), l’absence de procès (doc 1) qui visent ceux considérés comme des opposants et incompatibles avec l’idéologie prônée. Elle permet aussi d’évoquer l’utilisation du secret (doc 1 et 2) par ces régimes totalitaires afin de préserver l’adhésion de la population à ces régimes. 2 De nouvelles structures au service du parti et du « chef » Cette idée permet de rentrer dans le fonctionnement de ces États totalitaires dans lesquels le « chef » (le vojd en URSS, le führer en Allemagne nazie) joue un rôle essentiel (doc 1) et de montrer l’établissement de structures liées au parti qui progressivement font des structures étatiques traditionnelles des « coquilles vides » ; ainsi le NKVD relève directement de l’autorité de Staline (doc 1) qui nomme et défait ses responsables, le camp de Dachau relève directement de la SS et d’Himmler, fidèle d’Hitler. Dans le même temps, une grande autonomie est laissée aux responsables locaux qui peuvent alors se livrer à des excès de zèle (les quotas d’arrestation et d’exécution dans le doc 1, les violences internes au camp dans le doc 2)