Source éventuelle : https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Origines_du_totalitarisme#L%E2%80%99Imp%C3%A9rialisme MOC : [[HISTOIRE]] AUTEUR : [[Hannah Arendt]] DATE : 2024-12-03 Date de sortie du livre : 1973 *** Deuxième tome des Origines du Totalitarismes Précède [[Le totalitarisme (livre)]] ## Résumé rapide « *Impérialisme ne signifie pas construction d’un empire, et expansion ne signifie pas conquête* ». Hannah Arendt analyse l’impérialisme, ce mouvement d’expansion des puissances européennes à partir de 1884, qui aboutit à la Première Guerre mondiale. « L’impérialisme doit être compris comme la première phase de la domination politique de la [[bourgeoisie]], bien plus que comme le stade ultime du [[capitalisme]] » ([[L'Impérialisme, stade suprême du capitalisme]] - [[Lénine]] ): l’auteur relie le début de la période impérialiste à un état dans lequel l’[[État-Nation]] n’était plus adapté au développement capitaliste de l’économie. La bourgeoisie, consciente de cette faiblesse, commença à s’intéresser aux affaires politiques, pour assurer le maintien de la création de richesses. « *L’impérialisme naquit lorsque la classe dirigeante détentrice des instruments de production ([[moyens de production]]) s’insurgea contre les limites nationales imposées à son expansion économique* ». Elle fait la distinction avec les conquêtes du passé (« conquête » et « expansion » sont deux termes opposés dans l’ouvrage), impériales au sens premier du terme : pour la première fois, des puissances ont fait des conquêtes sans vouloir exporter leurs lois et leurs coutumes dans les régions conquises – voire en appliquant des lois qui seraient jugées inacceptables sur leur propre sol. ([[état d'exception]]) C’est le premier coup porté à l’État-nation et à la [[démocratie]], les premières graines du [[totalitarisme]]. Arendt démontre également que la pensée raciale ([[racisme]]) et la bureaucratie ([[L'État est une entité antiécologique]]), deux piliers du [[totalitarisme]], ont été construits pour servir l’expansion impérialiste. Dans l’avant-dernière partie du livre, Arendt analyse le pendant continental de l’impérialisme : les mouvements annexionnistes, soit le [[pangermanisme]] et le panslavisme, qui alimenteront par la suite les totalitarismes hitlérien et stalinien. Le livre se conclut par une réflexion sur les droits de l’homme et l’apatridie, conçue comme un moyen de contagion du totalitarisme : les apatrides, personnes hors du droit, forcent les États de droit à les traiter comme le feraient les États totalitaires qui les ont déchus de leur nationalité, car les droits de l’homme ont été reliés dès le départ à la souveraineté nationale, donc à la nationalité. ## Concepts importants [[la colonisation ne contribue pas à l'enrichissent de la métropole et des colons]]