Source : [[LA SECONDE GUERRE MONDIALE ET LA FRANCE DANS LA SECONDE GUERRE MONDIALE]] MOC : [[HISTOIRE]] AUTEUR : [[Yann Jeantet]] [[Wikipédia]] DATE : 2024-09-07 *** La France libre est le mouvement de résistance à la fois militaire et politique fondé à Londres par le général [[Charles de Gaulle]] à la suite de son appel du 18 juin 1940. La veille, le 17 juin, face à la progression allemande, [[Philippe Pétain]], chef du gouvernement de la IIIe République, avait appelé l’armée française à cesser les combats pendant les négociations de l'[[armistice]] avec les Allemands, qui en signèrent la convention le 22 juin. Quelques semaines plus tard, le 10 juillet, l'Assemblée nationale, réunie à Vichy, vota une loi constitutionnelle en vue de rédiger une nouvelle Constitution et délégua les pleins pouvoirs constituants à [[Philippe Pétain]]. Le lendemain, Pétain se déclare, par le premier des actes constitutionnels de Vichy, « chef de l'État français » ([[Régime de Vichy]]). Dans le même temps, le général [[Charles de Gaulle]] négocie avec les Britanniques pour être reconnu comme le chef d'un gouvernement en exil alors qu'il estime que le [[Régime de Vichy]] est « illégitime, nul et non avenu ». Il forme le Conseil de défense de l'Empire, annoncé le 27 octobre 1940 par le manifeste de Brazzaville, à la suite du ralliement de diverses colonies, notamment l’Afrique-Équatoriale française (AEF) à partir de la fin août 1940. Cela donne à la France libre une assise territoriale, l'équivalent d'une capitale, Brazzaville en AEF, et un potentiel de soldats coloniaux et de ressources. La France libre rassemble les Français libres ralliés au général [[Charles de Gaulle]], qui ont en commun le refus de la défaite de 1940 et la volonté de poursuivre le combat contre l’envahisseur allemand et ses alliés, sous les ordres du général [[Charles de Gaulle]], en Angleterre, dans l'[[Empire colonial]] mais aussi en France métropolitaine, où se mettent en place progressivement des réseaux liés au Bureau central de renseignements et d'action (BCRA). Les forces armées ralliées à la France libre sont appelées Forces françaises libres (FFL). Le 13 juillet 1942, la « France libre » est renommée « France combattante » par le Comité national français pour marquer l'alliance entre la France libre et « des groupements qui à l'intérieur du pays participaient activement à la résistance »3 et forment la [[Résistance intérieure française]]. Le 3 juin 1943, la France libre (ou France combattante) devint l'une des composantes du Comité français de libération nationale (CFLN). La capitale de la France libre est alors transférée de Brazzaville à Alger. La séance inaugurale de l'Assemblée consultative provisoire se tient au palais Carnot d’Alger, le 3 novembre 1943. La même année, le 1er août 1943, les Forces françaises libres (FFL) fusionnent avec l'Armée d'Afrique giraudiste pour former l'Armée française de la Libération. ## Exemples ## Liens