gSource : [[LA SECONDE GUERRE MONDIALE ET LA FRANCE DANS LA SECONDE GUERRE MONDIALE]]
MOC : [[HISTOIRE]]
AUTEUR : [[Yann Jeantet]] [[Wikipédia]]
DATE : 2024-09-07
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Le régime de Vichy est le régime politique autoritaire et collaborationniste avec l'Allemagne Nazie instauré en France à la suite de l'[[armistice]] du 22 juin 1940 durant la Seconde Guerre mondiale. De nature traditionaliste, xénophobe et antisémite, ce régime avait à sa tête le maréchal [[Philippe Pétain]], secondé par le chef du gouvernement [[Pierre Laval]] en 1940 et de 1942 à 1944, avec un intérim de l'amiral [[François Darlan]]. Le régime de Vichy a assuré le gouvernement de la France du 10 juillet 1940 au 9 août 1944 pendant la Seconde Guerre mondiale et durant l’occupation du pays par le Troisième [[Reich]]. Le régime est ainsi dénommé car le gouvernement siégeait à Vichy située dans le sud-est de l'Allier, en [[Zone libre]], alors qu'officiellement la capitale était toujours Paris.
Après le vote des pleins pouvoirs constituants à [[Philippe Pétain]], le 10 juillet 1940, par l’Assemblée nationale (réunion de la Chambre des députés et du Sénat), la mention « République française » disparaît des actes officiels ; dès lors le régime s'auto-désigne par le nom d’« État français ». Du fait de son aspect particulier dans l’histoire de France, ce régime, légal mais illégitime, est le plus souvent désigné sous les appellations « régime de Vichy », « gouvernement de Vichy », « France de Vichy » ou simplement par métonymie « Vichy ». Un projet de constitution signé par [[Philippe Pétain]] le 30 janvier 1944, prévoyant que le chef de l'État porte le titre de « président de la République », n'a jamais été promulgué.
Le Troisième [[Reich]], qui occupe d’abord le Nord et l’Ouest du territoire métropolitain et, à partir du 11 novembre 1942, avec les Italiens, la métropole tout entière, laisse l’administration française sous l’autorité du gouvernement français de Vichy, dirigé par [[Philippe Pétain]]. Nommé le 16 juin 1940, en pleine débâcle, président du Conseil par le président [[Albert Lebrun]], [[Philippe Pétain]] se substitue en juillet 1940 au président de la République, qui, bien que n'ayant pas démissionné de son mandat, se retire de la fonction. [[Philippe Pétain]] se nomme lui-même « *chef de l’État français* », puis met en œuvre une politique de collaboration (1) avec les nazis et instaure des lois antisémites. (2)
Au cours de la Seconde Guerre mondiale, cette collaboration prend plusieurs formes : coopération économique, arrestations de résistants, de francs-maçons, d'ecclésiastiques catholiques, et d'opposants politiques (notamment communistes), rafles de Juifs français et étrangers, réfugiés en France avec la montée du [[nazisme]] dans les années 1930, sur le territoire métropolitain, remis aux Allemands et déportés vers les [[Centres d'extermination nazis]].
Sur le plan militaire, le régime n’est pas un allié officiel du Troisième [[Reich]] mais le sixième gouvernement Laval reconnaît la Légion des volontaires français (LVF) comme une [[association]] d’utilité publique et contribue aussi à l’effort de guerre allemand au moyen de la collaboration de son industrie militaire. Il fournit en outre à l’occupant une force armée supplétive de répression en métropole, avec la Milice française, responsable d'exactions meurtrières sur tout le territoire. Au regard du peu de troupes d'occupation allemandes réparties sur un territoire aussi grand que la France, l'ordre nazi n'aurait pu s'exercer sans la totale implication de toute la machine étatique, policière et administrative française alors sous les ordres du régime de Vichy, ce qui reste un exemple unique dans les pays d'Europe occupés.
Considérant que la République française n’a jamais cessé d’exister, [[Charles de Gaulle]] déclare le régime de Vichy « illégitime, nul et non avenu » à la Libération à l'été 1944. La responsabilité de l'État français dans la persécution et la déportation des Juifs durant l'occupation n'est reconnue qu'en 1995 par [[Jacques Chirac]].
## Exemples
## Liens
(1) [[Collaboration en France]]
(2) [[antisémitisme]]