Source : [[Comment est structuré la société française actuelle ?]] [[La seconde révolution française]]
MOC : [[SOCIOLOGIE]]
AUTEUR : [[Aurélie Manon]] [[Henri Mendras]]
DATE : 2024-11-11
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Pense qu'une vaste [[classe moyenne]] se constitue. [[affaiblissement des distances inter-classes]]
- concentration des classes autour d'un revenu médian
Affaiblissement des [[classe pour soi]] :
- le sentiment d'appartenir à une [[classes sociales pour Marx]] diminue. Diminution de la [[conscience de classe]]
- le sentiment d'appartenir à une vague [[classe moyenne]] augmente
Autres facteurs qui augmenteraient la moyennissation :
forte [[mobilité sociale]], construction de l'[[État-Providence]], réduction temporaire des [[inégalités]]
Les normes dominantes deviennent celles des [[Cadres et professions intellectuelles supérieures|cadres]], groupe majoritaire, et non plus celles de la [[classe dominante|classe dirigeante]]
Pour lui, il n'y a pas de [[lutte des classes]]
Il représente la société par une *toupie* (petite élite, petits pauvres, grande [[classe moyenne]])
Mais le problème de cette théorie c'est qu'elle définit pas vraiment ce qu'est une [[classe moyenne]]
![[Pasted image 20241102123315.png]]
#### Critiques de la notion de moyennisation
- Imprécision de la notion de moyennisation : classe intermédiaire entre riches et pauvres (dont le [[travail]] requiert une certaine initiative et ne se borne pas à une pure et simple exécution ouvrière) *à presque toutes les époques.*
- Un groupe social composite : « la » [[classe moyenne]] est souvent un groupe de passage. L’appartenance y est vécue différemment selon que l’[[individu]] est dans une trajectoire de promotion sociale ou de déclassement.
- Persistance de différences fortes entre les groupes sociaux malgré la convergence :
*Exemple 1* : la structure des dépenses : le logement par exemple représente ¼ du revenu des 20% les plus pauvres contre 1/10 du revenu des plus riches.
*Exemple 2* : l’[[École]] : l’origine sociale conditionne lourdement le destin dans l’[[institutions|institution]] scolaire[^1] : un enfant de cadre à 21% de chances d’accéder à une grande école contre moins de 1,1% pour un enfant d’ouvrier (Chauvel, 2001). Un premier cycle universitaire obtenu par un enfant de cadre donne moitié plus de chances de devenir cadre que le même titre détenu par un enfant d’ouvrier.
*Exemple 3* : l’homogamie : ¼ des [[Cadres et professions intellectuelles supérieures|cadres]] hommes vivent avec une femme cadre contre 0,7% des hommes [[ouvriers]].
*Exemple 4* : la mortalité : diminution des écarts entre [[professions et catégories socioprofessionnelles|PCS]] (augmentation de l’espérance de vie) mais les différences reflètent toujours assez fidèlement la [[hiérarchie]] sociale. → nature du [[travail]] (pénibilité, accidents du travail et maladies professionnelles moins fréquentes chez les [[Cadres et professions intellectuelles supérieures|cadres]][^2]), comportements à [[risque]] (voiture, alcool, obésité), rapport au corps et à la médecine (visite médicale curative chez c.populaires et préventives chez [[Cadres et professions intellectuelles supérieures|cadres]]).
- Caractère conjoncturel : cette évolution tendancielle ne pourrait être que le sort d’une génération, celle née dans les années 1940. Depuis les années 1980, l’homogénéisation des modes de vie et la hausse des niveaux de vie ont cessé. Les [[inégalités]] se reconstituent.
- narratif poussé par le [[néolibéralisme]] qui arrange bien les patrons
## Exemples
## Liens
[^1]: [[effets du milieu social sur les destins scolaires]]
[^2]: [[conditions de travail]]