*** Après le putsch d’Alger et les attentats de l’OAS, [[Charles de Gaulle|De Gaulle]] veut asseoir l’autorité de la fonction présidentielle en instaurant l’élection du chef de l’État au [[suffrage universel direct]]. Le Parlement refuse, jugeant que cette réforme donnerait trop de [[pouvoir]] à un seul homme = [[Présidentialisation]] L’[[article 89 de la Constitution|article 89]] impose l’accord des deux chambres, mais l’article 11 ne demande qu’une proposition du Premier ministre. De Gaulle utilise donc l’article 11 pour modifier la [[Constitution de la Ve République|Constitution]]. Il s’appuie sur une lecture littérale du texte, qui ne mentionne pas explicitement l’interdiction d’une révision constitutionnelle par ce biais.  Dernier point essentiel  L’article 11 pourrait servir un jour à adopter une [[loi]] contraire à la Constitution. Pour éviter cela, le [[Conseil constitutionnel|Conseil constitutionnel]] peut contrôler la constitutionnalité d’une proposition avant le [[référendum]]. Ce contrôle préalable reste une garantie décisive.  En gros on peut utiliser l'article 11 pour modifier la constitution via un référendum ## Notes de bas de page ``` dataview TABLE length(file.outlinks) AS "Liens sortants", length(file.inlinks) AS "Liens entrants" WHERE file.path = this.file.path ```